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The Popcorn, Golden Gate, The Champou, The Gnoumfy, Boum Boum et De Viertap … Des noms de discothèques Flamandes qui sonnent comme des cloches dans les oreilles des amateurs de vieux tubes. Les fondateurs également d’une genre de musique unique, qui fit surtout fureur pendant les années septante et quatre-vingt et qui attirait des milliers de fans sur les pistes de danse.
Chaque week-end dans une de ces discothèques connues qui parfois avaient mauvaise réputation, on fesait la fête. Les disc-jockeys puisaient dans leurs collections de disques exclusifs, qu’ils avaient enrichie de disques de collectioneurs très précieux de Grande - Bretagne ou des Etats - Unis. Ces quarante-cinq ou trente-trois tours, ils les choyaient comme la prunelle de leurs yeux. Les DJ’s Flamandes faisaient autorité dans leur art.
Le public se laissait entraîner par le sublime menu musical servi chaque semaine: un mélange scintillant de fifties doowop, sixties soul, rythm & blues, le ‘highschool-sound’ de Anka, Sedaka et Rydell, et quelques bribes de cha cha et de mambo. Lorsque le ska Jamaicain fit son entrée comme élément incontournable d’une soirée de vieux tubes réussie, l’ambiance arrivait à son comble. Et lorsque les pistes de dance étaient pleines à craquer, les comptoirs faisaient office de piste. Quelle ambiance!
Très vite ce cocktail musical extraordinaire fût rebaptisé en “Popcorn Music” ou “Popcorn - Oldies” d’après la discotheque “The Popcorn” ouverte en 1969 à Vrasene dans le Waasland, qui lors de son apogée n’ouvrait que le dimanche après - midi et qui attirait un nombreux publique insolite Belge comme étranger.
Les fans du ‘Popcorn’ se fichaient éperdument de la rage - disco de d’antan, qui supplantait l’évènement musical. Le disco permettait de danser partout. La radio ne diffusait plus rien d’autre. Mais pour la musique “Popcorn” il fallait aller dans l’une des rares discothèques spécialisées en Flandre. Le phénomène Popcorn reste dès lors indissociablement lié au style de danse particulier, un genre de soulswing, moins explosif que le rock ‘n’ roll des années cinquante, mais plus élégant et plus élaboré que n’importe qu’elle autre genre musical.
Beaucoup d’adeptes du “Popcorn” soit considéré comme figure de proue de ce mouvement musical, il faut remonter jusqu’en 1968, lorsque Freddy cousaert dans la discothèque Ostendaise “The Groove” commençait ses expériences avec du soul et rythm & blues importé des Etats Unis. Lorsque cette formule connut un certain succès auprès du public friand de danse, d’autres discothèques en Flandre suivirent cet exemple au courant des années septante. Le fait que cette musique n’était pas disponible dans les magasins de disques donnait au ‘Popcorn’ un caractère particulier. Le marché des vieux tubes allait mener une vie à part, les DJ’s étaient en chasse pour trouver des raretés, à la recherche du 45 tours qui subjuguerait le public… et rendrait vert de jalousie les concurrents.
Puisque le concept “Popcorn-Oldies” est un nom collectif pour toute la musique de rythme bien précis et si typique, il est difficile de coller des noms sur ce genre. Il y a de nombreux classiques ou morceaux qui ont reçu un nouvel arrangement ou une enveloppe Popcorn. Qui ne connait pas ‘Sixteen Tons” de notre Louis Neefs, “I’m Crying In The Rain” de Major Lance, “You Beat Me To The Punsh” de Mary Wells ou “I Will” de Billy Fury. Mail aussi Gene Chandler, Terry Stafford, Blues Busters, Linda Scott, Trini Lopez, Jerry Jackson, Paul Anka, Jimmy Justice, Shake Spears, Connie Francis, Lesley Gore, Eddie Hodges et tant d’autres ont fait de la musique qui peut être classée sous le dénominateur commun “Popcorn”. Et si un vieux tube ne correspondait pas exactement au tempo du “Popcorn” on pouvait toujours arranger le nombre de tours.
La plupart des réalisateurs étaient cependant des illustres inconnus, des vedettes d’un jour, dont le nom signifie quelque chose aux vrais spécialites, plein temps des ‘oldies’, ce genre semble avoir dépassé son apogée. Mais des ‘special Popcorn Nights’ et des boums pour oldies continuent à attirer les foules. A ce moment-là c’est une fois encore “POPCORN TIME” et une fois ensorcellé par le rythme, il ne vous lâche plus jamais.


Butte du site:

Un concept dans les "meilleurs" discothèques des Flandres Belges.
(Article paru dans Disco-Net , revue Hollandaise pour Disc Jockeys).

Les VIEUX-MACHINS SOUL ou les VIEUX MACHINS DE L’AGE D’OR ont toujours existé, mais ils sont devenus ces dernières années formidablement populaires et spécialement dans les discothèques Flamandes Belges. En Hollande les gens n’ont pas de répugnance envers ce phénomène mais (ces morceaux) sont cependant joués dans une moindre mesure.

Ces disques créent une atmosphère à part, parce qu’ils sont basés sur un rythme de bon goût que l’on ne peut contester. Un rythme qui sonne formidablement bien et par lequel le soulswing peut être montré dans toutes ses différentes formes. Différents disc-jockeys du début des années septante ont à l’époque essayé d’introduire les disques et les dancings, ce qui pour certains d’entre eux réussit effectivement. Ainsi même des fermes rustiques, pour rester dans un certain style, ont été transformées par magie en des dancing-bars où l’on pouvait écouter à plein temps des vieux-machins.

Dancing THE POPCORN Vrasene (Belgique)
 
(n' Existe plus comme dancing "The Popcorn"!)

L’absence d’une complète percée de ces hits de l’époque pouvait s’expliquer par le fait que ces disques pour tourne-disques n’étaient pas disponibles dans le commerce à l’époque. Des disc-jockeys devaient chercher par eux-mêmes sans connaître en faits ni les titres ni les artistes/orchestres qui les interprétaient. C’est à cause de cela que le prix d’achat , qui était en relation avec le degré de difficulté de pouvoir trouver de tels disques, était bien plus haut que normal. Ces disques étaient toujours originaux et dataient des années soixante. On avait même mis sur le marché des enregistrements clandestins , passés en contrebande, de ces disques uniques mais qualitativement, ils étaient bien loin en dessous de la moyenne et ils n’étaient vraiment pas bon marché.

Les disc-jockeys Flamandes , avec leurs collections de vieux-machins de musique soul, avaient donc l’occasion d’une manière semblable , pour envoyer de la musique pétillante et tourbillonnante à travers leurs caisses de résonance et ainsi réchauffer la foule, pour cet exceptionnel genre de musique. C’était et c’est encore d’ ailleurs toujours aujourd’hui un art de maîtriser un matériel inconnu et de l’envoyer ensuite dans le monde via les structures commerciales. Les disc-jockeys continuent aujourd’hui à influencer formidablement le marché des vieux-machins et sont même devenus un peu promoteurs de disques. Ils préparent même les vieux-machins en les faisant jouer à une autre vitesse (nombre de tours) qu’usuelle, quoique certains disques n’ont rien avoir avec la soul. L’ambiance et le rythme avec de tels disques les rend terriblement populaire. Même le style Cha-cha était accueilli de manière enthousiaste parce que le rythme de la danse pouvait être comparé de la meilleure façon avec les vieux-machins. Par la suite il semblait aussi que la musique SKA, importée de Jamaïque, l ‘une des plus anciennes formes de musique, pouvait facilement s’intégrer dans le genre des vieux-machins. VIEUX-MACHINS SOUL est entre-temps devenu un concept dans les discothèques aux Flandres et auprès du public Belge. C’est ainsi que des dancings différents , qui font tourner des la musique commerciale, ne peuvent plus exclure les vieux-machins soul, ce qui est à nouveau bénéfique pour la détermination du choix dans ces discothèques.

Les VIEUX-MACHINS SOUL sont même bons à être combinés avec du disco, du rock & roll et tout autre musique avec du swing. Aussi bien à la BRT que sur le canal de Hilversum, on consacre à cette sorte de musique peu ou presque pas d’attention. Pour ceux qui veulent goûter cette musique, nous leur conseillons de visiter une discothèque typique où l’on joue les vieux-machins "Popcorn". Les "POPCORN OLDIES".